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Une étude par IRM confirme le processus physiologique de la mémoire sélective, nécessaire au comportement normal, et révèle un substratum neurophysiologique de l’oubli, avec une activation du cortex préfrontal dorsolatéral augmentée et de l’hippocampe diminuée.
Comment se passe la suppression de la mémoire non désirée ? Nous savons que la mémoire fonctionne de manière sélective et qu’il existe un oubli physiologique, nécessaire au fonctionnement du cerveau, pour qu’il traite en priorité les informations essentielles à l’existence.
Le cortex préfrontal est impliqué dans l’arrêt de certaines réponses motrices : montré pour le contrôle de l’amplitude du mouvement, lors de changement de tâches et lors d’interférences avec des tâches cognitives. Aussi, pour découvrir par quel processus le cerveau écarte les souvenirs non désirés, Michael Anderson et coll. (université de Stanford) ont testé l’hypothèse selon laquelle la mémoire indésirable serait supprimée grâce à un recrutement du cortex préfrontal qui stopperait le traitement mis en œuvre par l’hippocampe.
Comme il s’agit d’une expérience, on ne peut dire si le processus mis à jour est responsable d’une amnésie complète ou partielle, avec une possibilité de remémoration. Les auteurs soulignent, par ailleurs, que ce mécanisme peut aussi concerner le refoulement, processus d’oubli inconscient que Freud a mis en avant pour expliquer sa théorie des névroses. Leur travail « intègre cette proposition controversée à des mécanismes de contrôle des comportements beaucoup plus largement admis ».
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