DE PAR LE MONDE

 

L’ANDROPAUSE ENTRAÎNE UN RISQUE CARDIAQUE PLUS ÉLEVÉ.



La très controversée « ménopause masculine » qui viendrait avec l’âge chez les hommes entraîne une chute de taux de testostérone qui pourrait expliquer pourquoi le sexe dit fort en vieillissant souffre plus de maladies du cœur. C’est ce que soutiennent des chercheurs britanniques dans le mensuel spécialisé tout aussi britannique Heart.
« Que la ménopause mâle, ou andropause, existe réellement est un sujet de discorde », relèvent le Dr Kevin Channer du Royal Hallamshire Hospital de Sheffield et son collègue le Dr Tim Jones de l’université de la même ville.
Mais il est « clair que le vieillissement masculin s’accompagne d’une chute de la testostérone et les hommes ont un risque de maladies cardiaques trois fois supérieur à celui des femmes, une constante qui ne s’explique pas par des différences de profils de risques », selon les auteurs.
« L’influence des hormones sexuelles sur le risque de maladies cardiaques a été largement ignorée chez les hommes », écrivent-ils.
Mais des travaux récents ont pointé les niveaux bas de testostérone circulant dans le sang chez les hommes souffrant de maladies cardiaques, 
comparés à ceux dont les artères fonctionnent normalement et ne sont pas encrassées par des dépôts graisseux.
En fait, parmi ceux qui souffrent de maladies cardio-vasculaires, on retrouve deux fois plus d’hommes avec de faibles niveaux de testostérone que dans la population générale masculine, selon ces praticiens.
Les faibles niveaux de testostérone sont en effet liés à un profil de risques défavorables, avec un excès de mauvais cholestérol (LDL-cholestérol) assortis de trop peu de bon cholestérol (HDL-cholestérol), un sang « plus épais », une tension artérielle plus élevée, et de plus importantes concentrations d’insuline circulant dans le sang.
La testostérone contribue également à la dilatation des artères destinée à adapter le flux sanguin aux besoins de l’organisme, et, plus il y a d’hormone, plus les artères se dilatent efficacement.
Les auteurs suggèrent donc de « passer aux essais cliniques » pour vérifier si les bénéfices du traitement de substitution hormonale à la testostérone l’emportent sur les risques potentiels souvent évoqués comme le risque d’augmentation du cancer de la prostate.

 Heart 2003 89A.

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